Interview de Anne-Claire Hanotte

Aujourd'hui, j'ai eu envie de vous présenter Anne-Claire Hanotte, étudiante en troisième année à Centrale Paris. Nous faisons partie de la même association (la junior entreprise) et elle m’a souvent donné des conseils. À la fois réservée, volontaire, passionnée et curieuse, elle a déjà  vécu un an au Cambodge pendant son année de « césure ». Elle sera diplômée à la fin de l’année et a envie de travailler dans le BTP.

Anne-Claire a écrit un témoignage très vivant et très intéressant sur ses années de prépa dans un lycée du nord de la France, très sobrement intitulé… « Ma Prépa ».  Je pense que toutes celles qui sont passées par là pourront s’y reconnaître ! Elle m’a autorisé à en publier quelques extraits en ligne et  je vous en recommande vivement la lecture.

 

Salut, moi c’est Miss C et toi ?

Anne-Claire

 

Quel âge as-tu, quel est ton cursus ?

J’ai 22 ans, j’ai fait un bac S (mention TB), une prépa MPSI puis MP*, enfin Centrale Paris avec pendant la première année une licence de mathématiques par correspondance. Entre la deuxième et la troisième année de Centrale Paris, j’ai fait une année de césure : je suis partie un an au Cambodge enseigner l’anglais à des étudiantes.

 

Pourquoi as-tu choisi de faire des études scientifiques ?

Parce que j’ai toujours aimé chercher des solutions à un problème (en math surtout)… et que ça m’a beaucoup réussi ! Il m’est déjà arrivé de faire des math « pour le plaisir » pendant mon temps libre…

Pour moi, il a toujours été plus facile de retenir une leçon de sciences (une fois que j’ai compris, j’ai retenu), qu’une leçon d’histoire par exemple (les dates, les noms de personnes… c’était indigeste !).

 

Pourquoi  as-tu décidé de faire Centrale Paris ?

(les bonnes ET les mauvaises raisons !)

D’abord parce que c’est une école de bonne réputation qui est très bien cotée. Comme je ne connaissais pas trop le métier d’ingénieur, le fait que ce soit une école généraliste me plaisait (je peux encore choisir plus tard). Ensuite, j’ai passé mes oraux sur le campus de l’École Centrale, et là j’ai été très déçue : les logements et l’architecture ne me plaisaient pas ! Heureusement, la plaquette a (plaquette de présentation des associations et clubs de l’École) me remontait le moral pendant les dernières semaines de révision. J’ai tout de même fait figurer Centrale Paris sur ma liste de vœux et c’est celui qui a été retenu !

Les bonnes raisons : une école généraliste, très appréciée par les entreprises, la richesse de la vie associative, sa situation (près de Paris).

Les mauvaises raisons : l’architecture (on l’oublie vite et avec le déménagement à Saclay…), une école généraliste (il faudra se décider un jour sur un domaine de travail, et ne pas repousser cette décision éternellement).

 

Qu’apprends-tu à Centrale Paris et nulle part ailleurs ?

L’École nous donne de bonnes bases scientifiques, bien sûr, mais on a aussi des sciences humaines, de la philosophie des sciences, de la gestion d’entreprise, de la comptabilité, du management, du développement personnel, de la géopolitique… C’est cette grande ouverture sur le monde qui m’a beaucoup plu.

Centrale Paris est aussi assez en avance sur les questions de développement durable.

Une autre grande richesse de l’École est son contact avec les entreprises. Après trois ans, on connait les noms et les activités des grandes entreprises françaises et internationales, nos cours sont souvent assurés par des professionnels…

 

Comment t’organises-tu ?

Étrangement, j’ai continué à faire mes fiches de cours, qui m’ont été très utiles pour les contrôles, d’autant plus que très souvent les documents sont autorisés !

Je partage mon temps entre les cours, les associations et les révisions (qui sont beaucoup moins prenantes qu’en prépa !).

 

 

Penses-tu que le fait d’être une fille à l’École fasse une différence ?

Non, on se mélange aux garçons. Mais il faudrait poser cette question aux garçons !

 

Quelle est la vie sociale d’une étudiante à Centrale Paris ?

C’est assez variable selon les profils, mais comme pour les garçons, il y a les associations, les amis, le travail, la famille… Il faut jongler entre tout et on trouve souvent que 24h ne suffisent pas dans une journée !

 

Le trait de caractère commun à toutes les étudiantes de Centrale Paris ?

La détermination.

 

 

Ton plus gros défaut ?

Vouloir anticiper ce que les gens pensent avant qu’ils l’expriment.

 

Ta  plus grande qualité ?

L’engagement.

 

Quel était ton rêve d’enfant ?

Etre un vieux sage comme ceux dont on voit la tête en noir et blanc dans les dictionnaires. Léonard de Vinci m’a toujours inspiré.

J’ai aussi rêvé d’être danseuse ou gymnaste, mais c’est une autre histoire…

 

Es-tu prête à partir à l’étranger ?

Oui, c’est d’ailleurs un projet que j’ai avec mon fiancé. Je suis partie un an au Cambodge pour être professeure d’anglais (année de césure) et lui a vécu à Abu Dhabi et Bangkok. C’est tout naturellement que l’on souhaite partir avec un poste à l’étranger.

 

Quel est ton projet d’avenir ?

Je vais rester très classique : avoir une famille heureuse, prendre du temps pour m’occuper de mes enfants, pratiquer mon métier également, avoir un poste et une équipe qui me motivent et avec lesquels je peux mettre à profit mes talents.

 

Quels bons conseils, quels messages donnerais-tu aux jeunes en prépa ou en train de passer le Bac ?

Connaître leur personnalité, leurs goûts, aller au bout de leurs capacités, ne pas avoir peur de ce qu’ils ne connaissent pas, et trouver la voie qui leur correspond le mieux… et qui a des débouchés !

 

Comment te vois-tu dans 10 ans ?

Avec quelques enfants, au moins un passage à l’étranger, un poste de management de projet par exemple. J’espère surtout rester (devenir ?) dynamique, ouverte, simple, et optimiste !